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Les contrats d’assurance-vie et les droits de succession

Les contrats d’assurance-vie sont-ils soumis aux droits de succession ?

Pour optimiser la succession, souscrire un contrat d’assurance-vie est un outil efficace de transmission du patrimoine. Elle permet, en assurant un capital ou une rente à des conditions fiscales avantageuses, de protéger ou de favoriser le ou les  bénéficiaires. La somme versée au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) dans le contrat d’assurance-vie échappe en principe aux droits de succession selon l’article L132-12 du code des assurances. Si vous souhaitez souscrire un contrat d’assurance vie avec cet objectif sachez qu’il existe des exceptions qui font entrer ce type de placement dans le droit commun, qu’il s’agisse de fiscalité ou de règles successorales.

À travers cet article, votre cabinet de notaires à Chambéry vous explique en quoi le contrat d’assurance-vie représente un placement financier intéressant et sous quelles conditions il est soumis, ou non, aux droits de succession.

Le contrat d’assurance vie : un placement financier intéressant

L’assurance vie est un placement financier rentable et simple à réaliser. En souscrivant un contrat d’assurance-vie auprès d’un assureur ou d’une banque, le souscripteur paie une ou plusieurs primes à l’assurance. Cette dernière s’engage au versement d’un capital ou de rentes à la ou les personnes librement désignées bénéficiaires par le souscripteur lorsque ce dernier décède. Il existe de nombreux placements différents d’assurance-vie. Certains donnent la possibilité à l’épargnant et à son conjoint, en cas de circonstances particulières comme un licenciement, une invalidité, une retraite anticipée ou encore une liquidation judiciaire de réaliser des retraits sur ce placement tout en bénéficiant d’une exonération d’impôt sur le revenu. L’assurance-vie est donc aussi un moyen d’anticiper la retraite ou un projet. L’épargne reste disponible et peut être rachetée, toute ou en partie, à tout moment par l’épargnant.

Il existe deux manières d’investir au travers d’une assurance-vie : les fonds en euros pour lesquels le capital est garanti et les fonds en unités de compte où l’épargne est investie, présentant un risque pour l’épargnant.

L’assurance-vie non soumise aux droits de succession

Le souscripteur de l’assurance-vie désigne librement et à tout moment le ou les bénéficiaires. Le nom du bénéficiaire, personne physique ou morale, doit apparaître sur un document, le contrat d’assurance-vie ou sur un testament par exemple. Les bénéficiaires désignés sont dits « hors succession » lorsqu’il s’agit du conjoint, du partenaire de Pacs, de certains organismes à but non lucratif et, sous certaines conditions, de frères et sœurs. Le capital et les intérêts de l’assurance-vie ne sont pas intégrés dans l’actif successoral, ce qui représente un intérêt fiscal indéniable. 

Les cas où l’assurance-vie entre dans les droits de succession

En cas de défaut de désignation de bénéficiaire, le capital et les intérêts entrent dans l’actif successoral.

Si des bénéficiaires autres que ceux susmentionnés sont désignés, les primes perçues sur un contrat d’assurance-vie sont soumises à un prélèvement de 20 % sur la part recueillie par le bénéficiaire supérieure à 152 500 €. Ce prélèvement est effectué directement par l’établissement financier.

Pour les contrats souscrits après le 20 novembre 1991, les primes versées après 70 ans supérieures à 30 500 € sont imposables aux droits de succession. Ce seuil est apprécié sur l’ensemble des contrats souscrits par un même assuré.

Pour l’assurance-vie souscrite avec des biens communs, sous le régime de la communauté lorsque le premier époux décède, la valeur du rachat d’un contrat d’assurance-vie n’est pas intégrée dans l’actif successoral pour le calcul des droits. Par contre, lors du décès du conjoint survivant, le capital sera taxé au titre du dénouement du contrat selon les conditions de droit communs de l’assurance-vie.

Votre notaire à Chambéry pour votre assurance-vie

Selon le principe d’une transmission « hors succession », il n’est pas obligatoire de déclarer l’existence d’un contrat d’assurance-vie à votre notaire excepté pour certains contrats comme des contrats avec des versements après les 70 ans de l’assuré ou alimentés par des fonds communs.

N’hésitez pas à vous entourer de professionnels et à contacter les notaires de notre cabinet à Chambéry, car les implications fiscales sont parfois difficiles à appréhender. Nous vous conseillerons sur le contrat d’assurance-vie le plus adapté à votre situation. De même, si vous souhaitez modifier la clause bénéficiaire ou encore si vous êtes bénéficiaire.